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Dans le cadre de ses efforts pour mieux faire connaître les avantages nutritionnels du bœuf, Bœuf Canada examine souvent les études qu'une organisation cite pour appuyer ses décisions, afin d'évaluer l'actualité et la pertinence de ces informations par rapport à la question traitée.

Bœuf Canada a récemment mené un examen approfondi de la recherche sur la viande rouge, lequel a permis de cerner plusieurs facteurs méthodologiques courants susceptibles de fausser les résultats des études sur la viande rouge. Par exemple, Karine Rekunyk, directrice de la Santé et de la Nutrition chez Bœuf Canada, a déclaré que des analyses récentes indiquaient que les chercheurs pouvaient classer toutes les viandes transformées dans la catégorie des viandes rouges transformées, en utilisant l’expression « viandes rouges et transformées », ce qui fausse les résultats relatifs à la consommation.

Mme Rekunyk a expliqué que l'approche courante consistant à regrouper la « viande rouge et la viande transformée » dans une seule catégorie n'était pas appropriée, compte tenu de leurs profils nutritionnels différents, et qu'elle pouvait conduire à des conclusions erronées. Une mauvaise classification de la viande fausse les estimations de consommation et peut donner à tort l'impression que les gens consomment plus de viande rouge qu'en réalité. Elle a souligné que des études de grande qualité portant sur la viande rouge et ses effets sur la santé remettaient en cause les conclusions concernant la viande rouge non transformée que l'on retrouve souvent dans les études sur la viande rouge.

Parmi les autres points soulevés dans le rapport nutritionnel de Bœuf Canada, intitulé
« Common Methodological Limitations of Red Meat Research », publié sur ThinkBeef.ca et résumé ici, on peut citer :
  • Les données concernant la viande rouge et la santé s'appuient souvent sur des études épidémiologiques. La nature de ces données limite les conclusions que l'on peut tirer quant aux effets de la viande rouge sur la santé.
  • De nombreuses études ont eu recours à des méthodes de recherche « a priori ». Celles-ci classent d'emblée la viande rouge et la viande transformée parmi les composants alimentaires « négatifs », au même titre que d'autres composants alimentaires « négatifs » tels que les céréales et les aliments et boissons sucrés.
  • La diminution de la consommation de viande rouge au Canada pourrait entraîner des conséquences imprévues sur la santé.
Bœuf Canada a transmis ses conclusions au Comité des politiques alimentaires de l'Association canadienne des bovins (ACB), dans le cadre de son rôle consistant à aider les groupes chargés des politiques de l’industrie à défendre leurs intérêts sur des enjeux importants.

Ces travaux se sont récemment concentrés sur l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) – Nutrition, menée par le gouvernement fédéral, une enquête nationale portant sur la consommation d’aliments et de boissons des Canadiens. La dernière édition de l’ESCC – Nutrition a été publiée par Santé Canada en collaboration avec Statistique Canada en 2015. Santé Canada utilise les données de l’ESCC pour élaborer le Guide alimentaire canadien ainsi qu’à d’autres fins liées à la politique et à la planification en matière de nutrition.

Bien que les habitudes alimentaires aient évolué au cours de la dernière décennie, la base de données de 2015 est toujours utilisée par les pouvoirs publics et les chercheurs pour publier des études sur la qualité de l'alimentation des Canadiens. En effet, lorsque Santé Canada a publié une analyse documentaire du Guide alimentaire canadien en décembre 2025, il s'est appuyé sur les données de l'enquête ESCC-Nutrition pour réaffirmer la validité du guide actuel.

Mme Rekunyk a indiqué qu'il existait un large consensus parmi les groupes de producteurs de produits de base, le secteur de la santé humaine et le monde universitaire quant à la nécessité de mettre à jour l'enquête ESCC-Nutrition.

Dans le même ordre d'idées, Bœuf Canada, en collaboration avec l'ACB et les Producteurs laitiers du Canada, a coordonné la rédaction d'une lettre commune émanant d'une large coalition d'intervenants, comprenant plus de 30 signataires représentant 13 facultés réparties dans 11 universités à forte intensité de recherche, qui sera prochainement soumise au gouvernement.

Bœuf Canada collabore également avec l’Université de Toronto afin de publier une étude sur la consommation de protéines chez les Canadiens qui démontre que ces derniers n’en consomment pas en excès. Cette étude sera présentée lors d’une séance parrainée par Bœuf Canada dans le cadre du congrès de la Société canadienne de nutrition, qui se tiendra en mai 2026.

D’après des documents fournis par l'ACB
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KARINE REKUNYK
Directrice, Santé et nutrition


GINA TEEL
Directrice, Communications avec les intervenants

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